2 novembre 2021

La livraison en drone : rêve ou réalité 2022 ?

Par Syphi

Dernière modification le 1 mars 2022 – Publié le 2 novembre 2021


La livraison par drone est une véritable révolution dans le secteur de la livraison de colis à domicile. Avec des consommateurs de plus en plus exigeants, les géants de l’e-commerce et les transporteurs y voient un excellent moyen d’augmenter leur productivité, mais aussi d’optimiser leurs coûts. Sur le papier, la livraison par les airs a tout pour plaire. Mais dans les faits, ce nouveau mode de transport de colis est loin d’être au point. Et justement, nous faisons un tour d’horizon sur la question en nous concentrant sur la France et les États-Unis.

Le point sur la livraison par drone en France et aux États-Unis

À l’heure actuelle, la livraison par drone en France est en phase d’expérimentation. Dans l’Hexagone, seulement 2 lignes commerciales ont été autorisées à ouvrir en 2021. Elles sont exploitées par DPDgroupe, filiale de La Poste, en collaboration avec l’entreprise Atechsys. En pandémie, la livraison par les airs permet aux habitants vivant dans les localités éloignées de s’approvisionner. De même, on peut s’en servir pour livrer rapidement des colis urgents, tels que des médicaments ou des documents administratifs.

Aux États-Unis par contre, les services de livraison de colis par les airs d’Amazon, d’UPS ou encore de Google ont obtenu des licences pour effectuer des essais à grande échelle et pour exploiter des lignes commerciales. Pour l’instant, le service Amazon Prime Air peine à se matérialiser, bien de nombreux tests ont été menés par le géant américain de l’e-commerce. Pour leur part, les dirigeants de l’entreprise se prononcent vaguement sur le lancement du service, ne donnant aucune date exacte.

C’est tout le contraire de Wing, une filiale de Google. L’entreprise est active dans l’État de Virginie où elle livre principalement à ses clients des denrées alimentaires et des soins de santé. Wing fait également son bonhomme de chemin en Australie et en Finlande. En 2021, la société a franchi la barre des 100.000 livraisons effectuées.

 De son côté, Walmart s’est associé à la start-up israélienne Flytrex pour démarrer son programme pilote de livraison par les airs. Ce dernier a été lancé en septembre 2020 en Caroline du Nord et se concentre pour l’instant sur la livraison de produits d’épicerie et de produits ménagers. 

La livraison de drone, oui, mais pour quels avantages ?

Le premier avantage qu’offre la livraison de drone est le gain de temps. Avec cette solution plus besoin de craindre les routes embouteillées ou encore bloquées par le mauvais temps. Le drone peut voler sous la pluie ou sur la neige, éliminant de facto les risques d’accident sur la route. Enfin, la livraison par drone repose exclusivement sur la propulsion électrique, ce qui permet de réduire l’impact carbone de la livraison, c’est-à-dire les émissions de CO2. 

Pourquoi la livraison par drone peine-t-elle à décoller ?

Il faut bien se l’avouer, la livraison de drone est pour l’instant limitée par un critère technique important : la charge utile. Pour l’instant, les drones ne peuvent transporter que des colis dont le poids oscille entre 2 et 4 kg, ce qui est faible comparé à la capacité d’emport d’un véhicule utilitaire. Au passage, le rayon d’action des drones est lui aussi contraignant, de 10 à 15 km en moyenne.

La livraison de colis par les airs est également confrontée à une autre difficulté, la législation qui évolue lentement. Les autorisations de vols par drone sont délivrées au compte-goutte par la FAA (l’agence d’aviation civile américaine) et la direction générale de l’Aviation civile (DGAC) en France. Dans d’autres pays européens, c’est la même tendance qui est observée. Pour cause, les risques de crash et de collision avec d’autres aéronefs sont bien réels. 

À terme, la livraison par drone exige de redéfinir l’espace aérien, de mettre en place des moyens techniques et humains colossaux pour gérer et surveiller chaque vol, comme on le fait pour les avions.

Enfin, il faut savoir que les risques d’accident constituent une menace permanente les habitants. Comment être certain qu’un drone n’entre pas en collision avec un client debout sur un balcon ? Faut-il laisser des drones autonomes survoler les villes ou plutôt les laisser aux commandes d’un opérateur ? Tant de questions qui méritent une réflexion particulière.

Merci pour votre lecture,

A bientôt

Syphi